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"Les mots ne semblent plus avoir le même sens que naguère. De toute façon, Chris a tenu compte du message et s’est dit qu’il serait peut-être sage de passer dans la clandestinité. Les dirigeants du syndicat décidèrent alors qu’il serait préférable qu’il quitte le pays durant un certain temps, jusqu’à ce que les choses se calment un peu. Il leur était plus utile à l’étranger qu’en détention. Et vous savez comment les choses se sont détériorées ces derniers mois : on ne peut plus se moucher sans être accusé de haute trahison." Commentaire d’Oriane (feutre rosâtre) : Général Proust… Je retrouve là une partie de l’atmosphère que j’ai, hélas été amenée à vivre, comme si toutes choses se ressemblaient, comme si, la fiction n’inventait jamais rien et ne faisait que reprendre des événements mille fois advenus dans l’histoire humaine. A peine avec d’autres mots, à peine avec d’autres personnages (des pseudonymes, des masques…), à peine avec d’autres contextes… Impression éternelle de déjà-vu.
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